La méditation de pleine conscience suscite un intérêt accru de la part du grand public comme des chercheurs. Des études récentes montrent cependant qu’elle peut avoir des effets néfastes inattendus.

Est-il temps de méditer sur la popularité de la méditation “de pleine conscience” ? Carl Erik Fisher, professeur de psychiatrie clinique à l’université de Columbia, pense que oui. En tant que psychothérapeute, il intègre la méditation au suivi de ses patients, et il médite sur son temps libre. Mais il craint que certaines pratiques à la mode, selon lesquelles le salut passe par un esprit apaisé, sapent les véritables bienfaits de la méditation. Selon des études récentes en psychologie, la méditation de pleine conscience dessert parfois ceux qui la pratiquent.

“Exagérer les mérites de la pleine conscience peut laisser entendre que nous devons tous être 100 % concentrés sur ce qui est devant nous et que nos esprits doivent être débarrassés de toute forme d’apport extérieur ou de pensée, explique le professeur. C’est une grave déformation. La pleine conscience ne sous-entend pas l’éradication des pensées, quel que soit le courant. Dans toutes les pratiques fondamentales [qu’elles soient religieuses], laïques ou cliniques, il s’agit simplement de prêter attention au moment présent… Il est peut-être nécessaire de préciser ce qu’on entend par pleine conscience avant de plaquer ce terme sur toutes sortes d’

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Brian Gallagher

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Hebdomadaire en ligne lancé en avril 2013, Nautilus se veut un magazine scientifique différent qui combine science, culture et philosophie. Il défend l’idée que “la science peut très bien se mêler à la littérature et au traitement 

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