À la différence de certaines de ses voisines, la bourgade a su adapter son organisation ancestrale d’autogestion aux exigences modernes.

Un cortège de voitures s’étire le long de la pente escarpée tandis qu’un bourdonnement festif, chargé de klaxons, d’éclats de rire et de percussions, s’échappe du sommet de la colline. Là, dans le dédale des ruelles, des visiteurs agglutinés peinent à se frayer un chemin entre les maisons de pierre. « J’ai vécu toute ma vie à Tiferdoud et je n’y ai jamais vu autant de monde », sourit une habitante, tablier traditionnel aux rayures rouges, noires et jaunes noué à la taille.

Cette affluence inédite, Tiferdoud la doit à Raconte-Arts, un festival itinérant et indépendant. Durant une semaine, le village le plus haut de Kabylie, qui culmine à 1 200 mètres d’altitude et domine le massif du Djurdjura, a vibré au rythme des spectacles. « On est la capitale culturelle de l’Algérie le temps d’une semaine », se réjouit Ghnia, professeure de français qui vit l’arrivée de Raconte-Arts comme une « consécration ».

À quelques pas, dans sa boutique de souvenirs aménagée pour l’occasion, Lhadi Sadadi, artisan, acquiesce : « C’est l’aboutissement d’années d’efforts pour redynamiser le village. »

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