En RDC, les réactions se multiplient depuis la conférence de presse de Joseph Kabila ce vendredi. Une première à Kinshasa depuis cinq ans. Les propos du chef de l’Etat, qui s’exprime très rarement, sont très commentés, disséqués.

Du côté du G7, la coalition de partis ayant quitté la majorité présidentielle par opposition au maintien au pouvoir du chef de l’Etat après la fin de son mandat. Pierre Lumbi, le président du G7, soutien de Moïse Katumbi pour la présidentielle, a reçu ce dimanche les journalistes et il s’est montré très virulent.

D’entrée de jeu, Pierre Lumbi s’est voulu optimiste. Le président du G7 voit déjà pour bientôt la fin du règne du président Kabila : « Quoi qu’il en coûte, et quoi que le président Kabila et ses partisans fassent, l’année 2018 doit être celle de la fin de la dictature ».

Selon l’ancien conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, cette assurance « est fondée d’autant plus qu’en répondant massivement à l’appel du comité laïc de coordination, les Congolais de toutes les confessions religieuses ont démontré qu’ils sont déterminés à briser les chaînes de la dictature ».

« Le président Kabila tient à rester au pouvoir, même au prix du sang des Congolais. Néanmoins, les marches populaires du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 l’ont ébranlé et ont remis en cause certaines certitudes qui alimentaient ses illusions ».

Le président du G7 a lancé encore une fois un appel à l’unité de l’opposition : « J’invite tous les principaux leaders de l’opposition à transcender leur état d’âme, leurs rancœurs, pour privilégier l’intérêt général de notre nation ».

Pierre Lumbi a également demandé aux dirigeants du pays d’appliquer l’accord de la Saint-Sylvestre dans son intégralité.

Avec RFI