Un mois après l’ordonnance d’amnistie prise par le président Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, la plupart des personnes détenues suite aux événements de la crise postélectorale de novembre 2010 à avril 2011 ont été libérées. Quant aux exilés politiques, la majorité est encore hésitante.

Lundi 6 août, à la veille de la célébration de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a annoncé avoir signé une ordonnance amnistiant quelques 800 personnes, majoritairement des proches de l’ancien président Laurent Gbagbo emprisonnées ou en exil. Il a précisé que cette décision ne s’étendait pas aux militaires poursuivis pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

Près d’un mois après, jeudi 30 août, Simone Gbagbo, épouse de l’ex-chef de l’État détenu à la Cour pénale internationale (CPI) et figure de proue des personnalités amnistiées, reçoit à son domicile d’Abidjan, une délégation de la communauté bété dont est issue Laurent Gbagbo. Parmi les invités, plusieurs ex-détenus anonymes, qui, comme elle, ont bénéficié de la mesure d’amnistie.

Ces derniers ont été pris en charge par l’Association des femmes et familles des détenus d’opinion de Côte d’Ivoire (AFFDO-CI), avant d’intégrer pour certains des familles d’accueil et pour d’autres, leur localité d’origine. Désormais, ils cherchent à reconstruire une vie sociale interrompue par des années de détention.

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