En République démocratique du Congo, Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé la tenue des élections générales en République démocratique du Congo pour le 23 décembre 2018, après la pression exercée par les Etats-Unis sur la crise politique qui déchire le pays avec le maintien du président Joseph Kabila au pouvoir alors que son deuxième et dernier mandat s’est achevé le 20 décembre 2016.

«De la poudre aux yeux et manipulation», a répliqué Mê Michel Kanama dans une Déclaration à propos des Elections du 23 décembre 2018 en République Démocratique du Congo, qui affirme avec conviction bien connaitre les intentions de Joseph Kabila et ses lieutenants et qualifie le président de la Ceni, Corneille Nangaa, de caisse de résonnance du régime de Kinshasa. Le président du Congrès de résistance Patriotique (CRP), un parti politique d’opposition en exil, a déclaré que l’annonce aussi précipitée, non concertée et sans planification de date de la tenue des élections générales au lendemain de la pression américaine, n’est que de la poudre aux yeux et une simple manipulation pour dissuader la communauté internationale et l’opposition d’accompagnement interne naïve et cupide. M. Michel Kanama est convaincu qu’il n’y aura jamais des élections en République démocratique du Congo avec le président Joseph Kabila si ce n’est pas pour son maintien à perpétuité au pouvoir. La seule solution adéquate à la logique du régime répressif et violent de Kinshasa est de faire usage de la force pour combattre la violence par la violence.

«C’est de la poudre aux yeux et de la manipulation de Joseph Kabila, à travers Corneille Nangaa qui n’est que sa caisse de résonnance, pour dissuader la communauté internationale et l’opposition d’accompagnement interne naïve et cupide. Il faut neutraliser Joseph Kabila et Corneille Nangaa par la force (…). Jamais le président Joseph Kabila n’admettra la tenue des élections et une alternance démocratique pacifique en RD Congo. La seule solution adéquate à la logique du régime répressif et violent de Kinshasa est de faire usage de la force pour combattre la violence par la violence», a ainsi déclaré le président du  CRP (Congrès de résistance Patriotique).

Le président national du CRP appelle les États-Unis et l’ensemble de la communauté internationale de se méfier des affirmations et  déclarations du pouvoir manipulateur intriguant de Kinshasa. Il demande à l’opposition de rejoindre et appuyer la résistance pour déloger effectivement le président Joseph Kabila. M. Michel Kanama considère que la solution à la crise politique actuelle en RD Congo doit passer par la neutralisation du président Joseph Kabila et de Corneille Nangaa. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui est une caisse de résonnance du régime répressif de Kinshasa dont la mission secrète est de manipuler l’opinion nationale et internationale pour ne jamais organiser les élections afin de maintenir aussi longtemps possible le président Joseph Kabila au pouvoir par la force contre la volonté du peuple congolais.

«Nous appelons les États-Unis, l’Union européenne, l’Union africaine et le Conseil de Sécurité de l’ONU à se méfier des affirmations et déclarations du pouvoir manipulateur de Kinshasa qui n’est pas à son premier forfait. La solution à la crise politique actuelle en RD Congo doit passer par la neutralisation par la force du président Joseph Kabila et de Corneille Nangaa. L’accord dit de Saint sylvestre entre l’opposition interne du Rassemblement et la Majorité présidentielle a favorisé le glissement et le maintien illégal de Joseph Kabila, en violation concertée de la constitution entre les deux parties. Cet accord non inclusif qui est resté lettre morte depuis sa signature le 31 décembre 2016, expire le 31 décembre 2017 et n’aura plus aucune valeur politique. Après cette date, toutes les options restent ouvertes», a ainsi conclu Mê Michel Kanama.

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Le président américain Donald Trump a dépêché le 26 octobre à Kinshasa Nikki Haley, l’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies, pour livrer son message au président sortant Joseph Kabila et exiger la tenue des élections en 2018. Nikki Haley a également ordonné à Joseph Kabila de se retirer après les élections, le mettant en garde pour toutes manœuvres de se représenter.

Le président Joseph Kabila est arrivé au pouvoir en 2001 suite à l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila, son père adoptif. Elu en 2006 et réélu en 2011 après des scrutins entachés des fraudes massives dénoncées par la communauté nationale et internationale, son deuxième et dernier mandat a expiré le 20 décembre 2016 et la constitution lui interdit de se représenter.

Mais l’accord dit de Saint sylvestre du 31 décembre 2016 entre l’opposition interne Rassemblement et Majorité présidentielle a favorisé le prolongement et le maintien illégal de Joseph Kabila pour une année encore afin de déboucher aux élections en décembre 2017. Cet accord est resté lettre morte jusqu’à ce jour et expire le 31 décembre 2017.

>Déclaration du CRP à propos des Elections du 23 décembre 2018 en République Démocratique du Congo