Les Forces armées de la RDC ont récupéré, depuis quelques jours, plusieurs bastions des miliciens dans ces deux provinces réputées névralgiques du fait de l’insécurité ambiante qui y règne.

Des éléments des FARDC solidement revigorés ont fait parler la poudre ces dernières semaines, tant au Nord-Kivu que dans le Grand Kasaï, dans le cadre de leur mission de pacification et de stabilisation du territoire national. Les groupes armés qui pullulent dans ces deux foyers de tension ont, en effet, été secoués par la puissance de feu des FARDC visiblement requinquées. L’opération « Sukola 2 » lancée au Nord-Kivu visant à neutraliser tous les groupes armés actifs dans les territoires de Rutshuru et Lubero a permis de mettre hors d’état de nuire plusieurs milices et libérer quelques villages sous leur emprise.

Dans une déclaration faite le 8 juin à la presse, le major Guillaume Njike Kaiko (porte-parole de l’opération « Sukola 2 ») s’est réjoui des succès enregistrés par les forces loyalistes avec le soutien de la Monusco et de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). À l’en croire, la situation pour l’heure, serait sous contrôle des FARDC qui ont récupéré la quasi-totalité des bastions des miliciens Maï Maï dont Tchondo, Chanika, Birua- Kamuhororo et Kafunzo. « Plus de trente-deux capturés. Il y a ceux qui se sont rendus et des armes qui ont été récupérées sur l’ennemi », a indiqué la même source. Et d’ajouter que d’autres villages et pêcheries tels que Kamandi-Lac, Lunyasenge, Katundu et Nduali, sur la côte Est du lac Edouard (territoire de Lubero) ont été également libérés par la coalition FARDC-Monusco-ICCN.

Toujours avec la même détermination, les FARDC ont également mis en déroute, la semaine dernière, de nombreux miliciens de Kamuina Nsapu au Kasaï central bien qu’il persiste encore quelques poches de résistance. Les positions jadis occupées par ces miliciens notamment dans les grands centres et grandes agglomérations ont été récupérées par les forces loyalistes, apprend-on. Une situation qui réjouit naturellement le commandant du secteur opérationnel des FARDC au Grand Kasaï, le général de brigade Marcellin Assumani.

Dans un point de presse tenu le 8 juin à Kananga, cet officier des FARDC a plaidé pour l’adhésion continue de la population au processus de pacification et a demandé aux miliciens de libérer les personnes enlevées. « Il ne faut pas qu’au vu d’un milicien que tout le monde s’enfuit. Arrêtez-le et mettez-le à la disposition de la justice. Que la population mette sa confiance totale aux forces de l’ordre pour leur sécurité et qu’elle abandonne la croyance en des pratiques fétichistes. On a démontré que les fétiches n’ont pas d’impact devant la balle », avait-il lancé à la population locale. Dans la foulée, il a encouragé les insurgés à se rendre auprès des FARDC et à la population de dissiper la peur.
Alain Diasso