En l’intégrant à la onzième version de la Classification internationale des maladies, l’Organisation mondiale de la santé reconnaît le “trouble du jeu vidéo” comme une véritable pathologie, au grand dam des industriels.

“Les gamers acharnés savent anticiper les dangers dans les mondes virtuels où ils évoluent. Mais, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ils devraient plutôt se méfier du danger qui les guette dans le monde réel : passer trop de temps à jouer”, commence le site MedicalXpress.

Cette agence de l’ONU vient en effet d’inscrire le “trouble du jeu vidéo” dans la onzième version de la Classification internationale des maladies (CIM) – la bible des pathologies – comme une addiction, au même titre que celle à la cocaïne ou aux jeux d’argent. Pour qu’une personne soit diagnostiquée comme étant atteinte de ce trouble, elle doit être incapable de maîtriser sa pratique du jeu, entraînant des conséquences personnelles négatives, et ce sur une période d’au moins douze mois, précise l’OMS.

De son côté, l’industrie du jeu vidéo a exprimé ses inquiétudes quant à cette décision, rapporte le site spécialisé Eurogamer.net. Dans un communiqué commun, plusieurs éditeurs appellent l’OMS à reconsidérer la nouvelle version de la CIM avant son adoption finale en mai 2019.

S’ils ne nient pas l’impact des jeux vidéo sur la vie personnelle de certains joueurs compulsifs et reconnaissent l’importance d’études plus poussées sur la question, ils considèrent que les preuves manquent pour faire de l’excès de jeu vidéo une véritable pathologie. Ils mettent en garde :

Le corpus de preuves et l’utilité clinique [d’une telle classification] doivent être démontrés parce qu’il y a un risque réel d’erreurs de diagnostic.”

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