Au Royaume-Uni, où le dossier du divorce avec l’UE est devenu synonyme de crise politique, aucune des issues possibles n’est soutenue par une majorité parlementaire.

Le Monde
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Sauvée ! Une fois encore, la générale en chef du Brexit, Theresa May, a échappé à l’embuscade. Mardi 17 juillet, dans une atmosphère électrique aux Communes, il a fallu que quatre députés eurosceptiques de l’opposition travailliste votent avec le gouvernement pour sauver, à un cheveu près, la première ministre britannique, qui ne possède qu’une minuscule majorité parlementaire à Westminster. Douze députés conservateurs anti-Brexit lui ont fait défection, votant avec le Labour un amendement favorable au maintien dans l’union douanière européenne.

Après une journée de chaos, ce texte pro-européen visant à obliger Theresa May à renoncer à sa principale ligne rouge – la sortie du marché unique et de l’union douanière – a été rejeté de justesse par 301 voix contre 307.

La première ministre ne contrôle plus son propre parti – en cours d’implosion – et le Brexit est devenu synonyme de crise politique et d’impasse. Aucune des issues possibles au divorce avec l’Union européenne (UE) n’est soutenue par une majorité parlementaire. S’il en fallait la preuve, les derniers jours l’ont administrée.

Plus conciliant à l’égard de l’UE, le « livre blanc » de Theresa May sur l’avenir des relations avec le continent après le Brexit a déclenché un tollé aux tories. La visite de Donald Trump, qui a soufflé sur les braises, a donné des ailes aux pro-Brexit les plus durs. Lundi, ils sont passés à l’offensive à l’occasion de l’examen d’un projet de loi sur le commerce après le divorce. A la consternation des modérés, la première ministre leur a cédé, non pas sur un détail, mais sur un point central de son « livre blanc » : elle a accepté un amendement interdisant au Royaume-Uni de percevoir des taxes à la frontière pour le compte de l’UE, une mesure qu’elle veut emblématique de sa main tendue aux Vingt-Sept.

Radicalisation du débat

Ainsi, ni le « livre blanc », ni l’option nettement pro-européenne, ni l’issue extrême d’une rupture avec l’UE sans…

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