«Le président Joseph Kabila ne mérite pas une sortie honorable après un séjour aussi catastrophique aux affaires en République démocratique du Congo, la seule solution appropriée à la logique du régime répressif et violent de Kinshasa est de combattre la violence par la violence», a déclaré Mê Michel Kanama, le président du CONGRÈS DE RÉSISTANCE PATRIOTIQUE (CRP), parti d’opposition en exil.

Cette déclaration survient après la répression sanglante par les prétendues forces de sécurité de la marche anti-Kabila organisée par le Comité Laïc de Coordination de l’Eglise catholique le 31 décembre dernier qui a fait six morts, ainsi que des tirs qui ont éclaté vendredi 12 janvier aux abords de la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa, à la fin de la messe présidée par l’archevêque de Kinshasa, Cardinal Laurent Monsengwo, en mémoire des victimes de la répression policière du 31 décembre  contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Le président national du CRP accuse le président Joseph Kabila d’organiser le chaos pour ne pas organiser les élections en RD Congo, si ce n’est pas pour se succéder à lui-même. D’où toutes les manœuvres et son intention de vouloir modifier la Constitution pour se représenter et se succéder à lui-même.

M. Michel Kanama est convaincu qu’il n’y aura jamais des élections en République démocratique du Congo avec le président Joseph Kabila si ce n’est pas pour son maintien à perpétuité au pouvoir, et soutient que la seule solution appropriée à la logique du régime répressif et violent de Kinshasa est de combattre la violence par la violence.

«Depuis l’expiration de son second mandat en décembre 2016, Joseph Kabila et son régime multiplient les stratagèmes, y compris criminels, pour tenter de conserver le pouvoir. Jamais le président Joseph Kabila n’admettra la tenue des élections et une alternance démocratique pacifique en RD Congo. La seule solution appropriée à la logique du régime répressif et violent de Kinshasa est de combattre la violence par la violence», a ainsi conclu le président du  CRP.

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« Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RD Congo »

Le président national du CRP qui se félicite de la déclaration courageuse de l’archevêque de Kinshasa, Cardinal Laurent Monsengwo, exhorte la communauté nationale et internationale à isoler complètement le régime criminel, manipulateur intriguant de Kinshasa et de mettre tous les moyens de bord en œuvre afin que président Joseph Kabila dégage le plus rapidement possible. Mê Michel Kanama lance aussi un appel pressant à l’église, opposition et société civile de rejoindre et appuyer la résistance pour déloger effectivement le président Joseph Kabila, dans l’intérêt supérieur de la nation.

Le président Joseph Kabila est arrivé au pouvoir en 2001 suite à l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila, son père adoptif. Elu en 2006 et réélu en 2011 après des scrutins entachés des irrégularités et fraudes massives dénoncées par la communauté nationale et internationale, son deuxième et dernier mandat a expiré le 20 décembre 2016 et la constitution lui interdit de se représenter.

Mais l’accord dit de Saint sylvestre du 31 décembre 2016 entre l’opposition interne Rassemblement et Majorité présidentielle a favorisé le prolongement et le maintien illégal de Joseph Kabila pour une année encore afin de déboucher aux élections en décembre 2017. Cet accord est resté lettre morte jusqu’à ce jour et a expiré le 31 décembre 2017. Des élections sont prévues le 23 décembre en RDC.

Congotribune