Alors que l’ouragan Florence s’abat depuis vendredi matin sur la côte est des Etats-Unis, le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, s’inquiète des conséquences de cette tempête pour son Etat.

« La tempête ravage notre Etat. » Le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, a tiré la sonnette d’alarme, vendredi 14 septembre, alors que l’ouragan Florence a commencé à s’abattre sur la côte est des Etats-Unis.

« Nous sommes très inquiets que des localités entières puissent être détruites (). Nous faisons face à plusieurs menaces », a poursuivi le gouverneur, citant la montée des eaux de l’océan et des rivières gonflés par l’ouragan, combinées aux fortes précipitations. Des pluies de cette intensité n’arrivent « qu’une fois tous les mille ans », a déclaré Roy Cooper, indiquant que la rivière Neuse était arrivée jusqu’à trois mètres au-dessus de son niveau habituel et que le niveau des rivières allait « monter pendant plusieurs jours ».

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« L’ouragan Florence a touché terre près de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, à [9 h 15], avec des vents maximums estimés à 150 km/h », a annoncé le Centre national des ouragans (NHC) dans un Tweet. Même s’il a été rétrogradé en catégorie 1 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq, l’ouragan reste dangereux, a averti le NHC. A l’approche de cet ouragan, 1,7 million de personnes avaient été sommées de se mettre à l’abri, loin du littoral.

500 000 foyers privés d’électricité

L’impact de l’ouragan a été précédé par de violents vents tourbillonnants qui ont commencé à souffler peu après 5 heures, heure locale (11 heures à Paris), projetant des trombes d’eau dans tous les sens et faisant s’envoler débris et panneaux de signalisation. « Cela ne marque pas la fin », a mis en garde Jeff Byard, responsable de l’agence fédérale américaine des situations d’urgence (FEMA). « Une menace importante persistera pendant encore 24 à 36 heures », notamment à cause du grave risque d’inondations, a-t-il ajouté.

En Caroline du Nord, près de 500 000 foyers étaient déjà privés d’électricité, et les services d’urgence tentaient de secourir des centaines de personnes bloquées chez elles par des inondations dans la ville de New Bern. Mais certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que « nos secouristes interviennent », a expliqué Jeff Byard, déplorant que certaines personnes n’aient pas suivi l’ordre d’évacuer.

A plusieurs centaines de kilomètres plus au sud, la célèbre station balnéaire de Myrtle Beach, en Caroline du Sud, s’est elle aussi transformée en ville fantôme : rues désertes, stations-service fermées et fenêtres calfeutrées. Un couvre-feu y a été instauré, comme dans plusieurs autres localités de la côte Atlantique, et les autorités avaient appelé la population à l’évacuer dès mardi. Pour ceux qui n’ont pas voulu ou pu partir, plusieurs centres d’accueil ont été mis en place.

Selon le service météorologique national (NWS), environ 4,9 millions de personnes devraient subir des précipitations de plus de 25 cm dans les cinq prochains jours.

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