Après Jean-Pierre Bemba, la Cour constitutionnelle a définitivement exclu la candidature de l’ancien Premier ministre Antoine Gizenga, 94 ans, a rapporté mercredi la télévision d’État RTNC. Celle de Jean-Paul Moka, autre candidat de la course à la présidentielle de décembre, a également été écartée.

La Cour a confirmé dans la nuit de mardi à mercredi 5 septembre la décision de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui avait déclaré le mois dernier « irrecevable » le dossier de candidature de l’ancien Premier ministre Antoine Gizenga (2006-2008), âgé de 94 ans.

La Cour reproche à son parti politique, le Parti lumumbiste unifié (Palu), d’avoir fait signer les fiches constitutives du dossier par une personne qui n’avait pas la qualité. Le propre fils d’Antoine Gizenga, Lugi Gizenga, a signé ces fiches et des correspondances en lieu et place de son père, « ce qui n’est pas conforme à la loi électorale », a estimé la Cour.

Jean-Paul Moka également exclu

Le dossier d’un autre candidat à la présidentielle du 23 décembre, Jean-Paul Moka, a également été rejeté. En cause : le « manque de preuve de paiement de 100 000 dollars de caution non remboursable ».

Après ces audiences sur les contentieux électoraux à la Cour constitutionnelle, 21 dossiers de candidatures à la présidentielle ont au total été retenus. Mais la liste définitive sera rendue publique le 19 septembre, conformément au calendrier électoral publié par la Ceni.

Le 3 septembre, la Cour constitutionnelle avait également annoncé « l’inéligibilité de M. Jean-Pierre Bemba Gombo pour subornation des témoins en recourant à la corruption ».  Nous allons « assister à une parodie d’élection » en décembre, a réagi Jean-Pierre Bemba.

La Cour constitutionnelle est aux ordres du pouvoir en place

« La Cour constitutionnelle est aux ordres du pouvoir en place (…). Tout ça n’est qu’une mise en place qui veut que le candidat du pouvoir puisse ne pas avoir de candidat sérieux devant lui », a poursuivi l’ancien vice-président, en référence à l’ex-ministre de l’Intérieur et chef du parti présidentiel PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary, désigné comme candidat au scrutin par le président Kabila et sa coalition (Front commun pour le Congo, FCC).

Le MLC, deuxième force politique de l’opposition à l’Assemblée nationale, a menacé d’opter pour des actions de grande envergure. « À ce jour, personne ne pourra reprocher (au MLC) une inclinaison active vers des actions citoyennes de grande envergure », a déclaré sa secrétaire générale, Eve Bazaiba, sans donner davantage de détails sur la stratégie qu’adoptera le parti de Jean-Pierre Bemba.

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