Le président de la Convention des démocrates chrétiens (CDC) a renoncé à se présenter à l’élection présidentielle. Le sénateur expose

Le président de la Convention des démocrates chrétiens (CDC) et de la plateforme politique Nouvelle initiative pour le Congo (NIC) n’est pas pour autant du genre à garder sa langue dans sa poche. « Mon éducation, c’est de dire la vérité », sourit l’ancien directeur de cabinet de Mobutu Sese Seko.

Jeune Afrique : Pourquoi avoir renoncé à vous présenter à la présidentielle ?

Florentin Mokonda Bonza : Depuis le début du processus électoral, la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) refuse de communiquer et de chercher un consensus avec toutes les parties prenantes. À l’inverse, elle fait preuve d’une très bonne entente avec la majorité, avec laquelle elle parle d’une seule et même voix. Au final, que ce soit Joseph Kabila ou un dauphin qui se présente à la présidentielle, c’est du pareil au même. Le même système va se perpétuer. Alors, dans ces conditions, à quoi bon s’engager dans un scrutin où les dés sont pipés d’avance ?

Malgré ses promesses, la Ceni a abandonné l’enrôlement des Congolais de l’étranger

Pensez-vous que les différentes élections se tiendront, comme prévu, le 23 décembre ?

On peut en douter. Malgré ses promesses, la Ceni a abandonné l’enrôlement des Congolais de l’étranger : trop difficile, trop coûteux, de nature à retarder le processus électoral, nous dit-on. Alors qu’il y a un an, cela ne semblait pas poser le moindre problème. Même interrogation autour de la machine à voter, qui serait indispensable pour organiser des élections en temps et en heure, mais qui, pourtant, n’apparaît nulle part dans le calendrier de la Ceni.

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