Huit militants du mouvement Lutte pour le changement (Lucha) ont été accusés mardi 4 septembre par un officier de police de destruction d’un véhicule en marge d’une manifestation qui s’est tenue la veille à Goma, dans l’est de la RDC, a annoncé le parquet.

« Nous cherchons à établir les responsabilités par rapport aux accusations portées contre eux par un colonel de police qui nous a saisi » après la destruction de son véhicule privé lors de la manifestation de lundi 3 septembre, a expliqué Dauphin Mawazo, procureur général de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. Parmi les huit militants, l’un est hospitalisé et a été « auditionné sur son lit de malade » par un magistrat. Les sept autres sont détenus dans un cachot du parquet général de Goma pour raison d’«enquêtes », a-t-il indiqué.

Lundi, comme dans plusieurs villes de la RDC, les militants de la Lucha ont manifesté à Goma pour exiger l’abandon de la machine à voter lors des élections prévues le 23 décembre 2018 en RDC. La manifestation avait été violemment dispersée à Goma par les forces de l’ordre.


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Les machines à voter mises en cause

Les machines à voter controversées sont censées servir à choisir les candidats et à imprimer les bulletins de vote, selon la commission électorale (Ceni). L’opposition y voit un instrument de tricherie en vue des élections présidentielle et législatives prévues le 23 décembre, après avoir été reportées à deux reprises en 2016 et 2017.

La Constitution interdisait au président Joseph Kabila de se représenter après deux mandats. Le chef de l’État a finalement désigné son ex-ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, comme candidat à la présidentielle pour le compte de son regroupement politique, le Front commun pour le Congo (FCC).

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