La Police nationale congolaise (PNC) a rejeté vendredi 1er novembre les accusations de tortures contre le secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund lors de son interpellation jeudi alors qu’ils s’apprêtaient avec d’autres opposants à lancer la marche interdite par les autorités.

Le porte-parole de la PNC, le colonel Pierrot Mwanamputu, affirme que ni sévices ni traitement dégradant n’ont été infligés à M. Kabund :

«Lorsqu’ils se sont mis sur la chaussée, il y a eu des jeunes délinquants qui sont allés jeter des cocktails Molotov à la station Total et ont tenté de l’incendier volontairement et faire une destruction méchante. La police est arrivée pour récupérer ces délinquants. Malheureusement, cet opérateur politique [M. Kabund] s’est retrouvé dans cette sphère géographique et ils ont été arrêtés».
L’officier de police affirme en outre que Jean-Marc Kabund et les autres opposants interpellés en même temps que lui ont été libérés au bout de 45 minutes. La police les a escortés et déposés à leurs domiciles.

«Vous pensez que quelqu’un qui a été torturé peut encore accepté de monter dans une jeep de la police ? Pour moi je ne pense pas cette affirmation soit vraie», a indiqué le porte-parole de la police.

Auparavant, l’Union pour la démocratie et le progrès social avait accusé la police d’avoir torturé son secrétaire général. «Monsieur le secrétaire général est dans un état critique. Tout le monde le sait qu’il est le seul à être torturé parmi les manifestants arrêtés hier par la police. Il était le seul à être détenu dans de mauvaises conditions», a déploré le porte-parole de l’UDPS, Augustin Kabuya.

Selon lui, Jean-Marc Kabund a été relâché jeudi tard dans la soirée et serait soigné dans un hôpital après des tortures que la police lui aurait fait subir.

«Il est toujours alité. Il ne fait pas de bons mouvements et nous craignons beaucoup pour sa santé», s’est alarmé Augustin Kabuya.

La marche du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, interdite par les autorités, visait notamment à exiger le départ du président Joseph Kabila après décembre 2017.

Par Radiookapi.net