The Guardian s’en félicite. À en croire un récent sondage, “les deux tiers des Britanniques sont fiers de [leur] système de santé et le considèrent comme la plus grande réussite de l’histoire du Royaume-Uni”, devant la résistance face à Hitler en 1940 et l’abolition de l’esclavage. “Mais il n’a plus grand-chose à voir aujourd’hui avec sa version originale, lorsque 2 751 des 3 000 hôpitaux de Grande-Bretagne, jusque-là gérés par des œuvres de bienfaisance ou des autorités locales, étaient passés sous la tutelle des conseils de santé”, tempère le journal classé à gauche. En sept décennies, le coût par personne du National Health Service (NHS), système de santé public financé par l’impôt, est passé de 260 à 2 273 livres. Et il manque encore cruellement d’argent, estime The Guardian, même si la Première ministre, Theresa May, a promis d’augmenter son budget de 3,4 % par an – soit 20,5 milliards de livres – d’ici à 2023 ou 2024.

Temps d’attentes rallongés aussi bien pour les urgences que pour les consultations de routine, prise en charge des maladies psychiatriques défaillante, “le Royaume-Uni perd des places au classement des pays de l’OCDE”, note le quotidien. Afin de remonter la pente, une augmentation de 4 % du budget annuel pourrait permettre à 70 % des malades psychiatriques de recevoir une prise en charge, contre 40 % actuellement.

“Elle permettrait aussi d’augmenter les investissements, de réduire les délais d’attente et surtout de faire plus dans le domaine de la prévention, afin d’éviter la survenue de maladies et donc le recours au NHS.”

Mais l’argent n’est pas la seule solution. “À plus long terme, l’ambition est d’introduire des méthodes de soin plus efficaces, notamment des services de proximité voire des services à domicile.” Face aux difficultés, la perspective d’une privatisation du service n’est, selon The Guardian, pas d’actualité, sachant que “si certains services du NHS sont depuis toujours confiés au secteur privé, l’extension de la sous-traitance ne reçoit actuellement guère de soutien politique”.

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L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui abrite certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes. Orienté au

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