Dans cette tribune, Charles Thiémélé, responsable Afrique du négociant AOT Energy, énonce quatre principes qui pourraient gouverner les accords de prêts gagés sur la production pétrolière.

L’actualité récente nous a révélé plusieurs accords de prêts entre des géants du négoce et des États producteurs de pétrole, en échange d’une quote-part significative de production existante ou à venir. De quoi s’agit-il ? Un acheteur disposant de devises étrangères en surplus propose à un État ou à une structure étatique, chargée de l’exportation des hydrocarbures, de mettre à disposition lesdites devises en échange d’un volume de production à venir. Les termes de l’échange sont en général à l’avantage du négociant qui, en échange d’un décaissement immédiat, obtient une remise sur le prix de marché.

Ces structurations ne sont certes pas une spécialité de l’Afrique, mais le FMI et la Banque mondiale les remettent en question avant toute aide supplémentaire quand ils concernent des pays en difficulté financière. Ce fut le cas du Tchad – qui a dû renégocier en février un prêt de

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