En Algérie, la statue de la fontaine d’Ain El Fouara représentant une femme nue a été à nouveau vandalisée.

« Un sexe est un sexe », semblent dire les tenants d’une pudeur qui frise la pudibonderie. En Europe, les puristes aiment distinguer l’organe de chair dont l’exhibition en public relève de l’attentat à la pudeur et la représentation dudit pénis qui peut s’exposer, en marbre, dans un musée de Florence ou, en bronze, dans les rues de Bruxelles.

Si la statue de la Fontaine de Ain El Fouara est un monument emblématique de la ville algérienne de Sétif depuis plus d’un siècle, la nudité de son personnage féminin n’est toujours pas du goût de certains. Le 9 octobre, c’est avec un marteau qu’un récidiviste s’est employé à refaire le portrait – visage, seins et bras – de ce buste aux seins nus qui orne le monument de la « source jaillissante ».

Un salafiste affilié à un islam conservateur

L’examen mental que devait subir l’agresseur maîtrisé pourrait éloigner toute dénonciation hâtive d’un délit à caractère fondamentaliste. Il n’en demeure pas moins que le directeur de la communication de Sétif, Mohamed Touiri, a présenté l’apprenti sculpteur comme un salafiste affilié à un islam conservateur. Et ce n’est pas la première fois que la statue est l’objet d’actes de vandalisme attribués à des extrémistes religieux. Restaurée récemment, elle n’avait été ré-inaugurée qu’en août dernier. Réalisé par le sculpteur français Francis de Saint-Vidal, ’œuvre date de 1898 et le premier attentat répertorié remonte à 1997 : un dynamitage…

 

L’origine de l’article >>