En République démocratique du Congo, le président national du CRP (Congrès de Résistance Patriotique) a publié une déclaration politique dans laquelle il dénonce et met  violemment en garde le pouvoir et l’opposition contre la marginalisation de l’opposition en exil dans les pourpalers pour la paix et la stabilité politique entrepris dans les différents dialogues suite au refus du président Joseph Kabila de quitter le pouvoir au terme de son deuxième mandat qui a expiré le 20 décembre 2016.

Dans une déclaration musclée rendue public le 20 janvier 2017 relative aux deux différents dialogues en RDC, dont le premier sous l’égide de l’Union Africaine (UA) avec Edem Kodjo et le second sous l’égide de la  Conférence épiscopale nationale des évêques catholiques (Cenco), M.Michel Kanama président national du CRP a déclaré que toute démarche pour la recherche de la paix et la stabilité politique en RDC qui exclut l’opposition en exil constitue une menace pour l’unité et la stabilité nationale. «Les deux dialogues n’ont aucun caractère d’inclusivité et le CRP ne reconnait et ne reconnaitra aucun gouvernement sous la présidence de Joseph Kabila après le 20 décembre 2016», a martellé M.Michel Kanama.

Cette déclaration tombe un mois après l’expiration du second mandat du prèsident Joseph Kabila et la nomination du gouvernement Badibanga issu du premier dialogue  entre Majorité et l’opposition boycotté par une autre partie de l’opposition présidée par l’opposant historique Etienne Thsisekedi.

Pour M.Michel Kanama, les accords conclus entre pouvoir et opposition au terme de deux «dialogues exclusifs» partisans du 18 octobre et 31 décembre 2016, abusivement qualifiés d’inclusifs dans le but de partage du gateau, traduisent clairement la volonté déliberée et concertée du pouvoir et opposition de violer conjointement la constitution.

Le logo officiel du CRP (Congrès de Résistance Patriotique)

Le président national du CRP accuse les deux branches de l’opposition de différents dialogues de jouer le simple rôle d’accompagnateur, de rouler pour maintenir illégalement le président sortant Joseph Kabila au pouvoir au-delà du delai constitutionnel contre la volonté du peuple congolais afin d’obtenir en échange le poste de premier ministre. Une démarche et un scenario extrêmement dangereux qui trahit la nation congolaise et son peuple.

Pour le CRP qui est un mouvement d’opposition en exil, le constat est grave lorsque le pouvoir et l’opposition doivent complôter contre la nation et le peuple en excluant l’oppopsition en exil qui représente et incarne l’esprit patriotique et la dynamique de la diaspora congolaise engagée à travers  le monde, qui soulève sans relache le prix du grand sacrifice par différents transferts d’argent pour assurer le quotidien des familles restées au pays qui croupissent sous le régime d’humiliation et d’occupation criminelle de Joseph Kabila.

M.Michel Kanama qui rejette catégoriquement les conclusions des dialogues qu’il qualifie «d’exclusifs», déclare que son mouvement s’engage pour le respect de la constitution, la défense des valeurs et idéaux démocratiques qui ont été conjointement trahis par le régime de M.Joseph Kabila et l’opposition d’accompagnement anti-patriotique qui l’a rejoint. «Nous convions sollennellement la Cenco, l’UA et la Communauté internationale au travers le Conseil de securité des Nations Unies à revoir la stratégie et d’associer l’opposition politique congolaise en exil dans toutes démarches et tous pourparlers pour la paix et la stabilité politique en République démocratique du Congo», a-t-il conclu.

Avec bakolokongo.com