Présenté par certains médias comme un « possible commanditaire » des attentats de janvier 2015 en France, Peter Cherif, proche des frères Kouachi, a été arrêté dimanche 16 décembre par la police djiboutienne.

Fin de cavale pour Peter Cherif. Le « possible commanditaire » des attentats de janvier 2015 a été arrêté le 16 décembre par la police djiboutienne. Entré dans le pays le 9 septembre 2018 en provenance du Yémen, avec des papiers yéménites sous la fausse identité de Mohamed Bamakhrama, (un nom typique de l’Hadramaout, province de l’est du Yémen où le groupe terroriste Al-Qaïda est très présent) il était accompagné de son épouse, une franco-algérienne et de leurs deux enfants.


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Cette figure française du jihad, aussi connue sous le pseudonyme d’Abou Hamza, a été placée en garde à vue après son arrestation le 16 décembre dernier.

Installé dans un quartier populaire

Le couple s’est rapidement fondu dans la masse en s’installant dans le quartier populaire de Balbala, où il vit de petits boulots. Peter Cherif et sa famille déposent une demande de visa au consulat d’Algérie. Malgré leur discrétion, ils seront repérés par la police djiboutienne qui les met sous surveillance avant d’informer les Français et les Américains. Peter Cherif est notamment dans le viseur des États-Unis, qui l’ont inscrit en septembre 2015 sur la liste noire des « combattants terroristes étrangers ». Mercredi, Christophe Guilhou, ambassadeur de France à Djibouti, a officiellement demandé son extradition.

« Possible commanditaire » des attentats de janvier 2015

En raison de ses liens avec les frères Kouachi, Peter Cherif a été présenté par certains médias comme un « possible commanditaire » des attentats de janvier 2015, une hypothèse reprise vendredi par la ministre de la Défense Florence Parly. L’enquête sur les attaques de Charlie Hebdo, Montrouge et de l’Hyper Cacher, qui ont fait 17 morts en janvier 2015, a été close récemment.

Arrêté une première fois à Falloujah en Irak fin 2004 alors qu’il combattait dans les rangs d’Al-Qaïda, Peter Cherif, condamné à quinze ans de prison à Bagdad, s’était ensuite évadé d’une prison irakienne en mars 2007 avant de rejoindre la Syrie. Extradé par la suite en France, il y fut incarcéré pendant dix-huit mois. Il avait disparu en mars 2011, au dernier jour de son procès à Paris, et pris la fuite vers le Yémen.

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