« Un anniversaire qu’on fête ressemble à un inventaire qu’on ouvre. » Le 30 juillet prochain – l’un des événements marocains majeurs de l’année 2019 –, le roi Mohammed VI célébrera ses vingt ans sur le trône, et nul doute qu’un bataillon d’exégètes du sultanat et d’hagiographes de la monarchie, mais aussi de cassandres de mauvais augure, s’emploiera à donner un contenu à la citation qui précède.

Langue de velours ou langue de fiel, à coups d’encensoir ou de truelle, chacun ira de son bilan, pour le meilleur et pour le pire. À 55 ans et après deux décennies au pouvoir, Mohammed VI continue de susciter à l’extérieur du Maroc – et tout particulièrement en France et en Espagne, les deux anciennes puissances coloniales – des jugements toujours aussi tranchés au sein de la communauté éditoriale et médiatique, avec une étonnante capacité, chez cette dernière, à persévérer dans l’erreur.

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