La coalition Lamuka formée autour de l’opposant Martin Fayulu a dénoncé mardi des appels à la « haine tribale » lancés par des « inconnus » en marge de son grand rassemblement samedi dernier à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

Lors de ce meeting en présence de plusieurs milliers de personnes, des individus ont chanté des slogans hostiles à la communauté d’origine du nouveau président de la RDC, Félix Tshisekedi.

« Muluba zua ye Boma Ye » (Muluba, prends-le et tue-le), ont crié ces individus aux abords des lieux du meeting, selon des vidéos d’amateurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux.

« La plateforme Lamuka est indignée par le comportement de quelques éléments inconnus qui se sont illustrés par des propos incitant à la haine tribale en marge de son meeting du 2 février », a écrit dans un communiqué son coordonnateur, Fidèle Babala.

Exigeant « une volonté républicaine et inaliénable de faire triompher la vérité des urnes », les amis de M. Fayulu condamnent également « des propos ou attitudes visant à saper l’unité nationale en véhiculant des propos haineux envers un quelconque groupe ethnique ».

M. Fayulu conteste l’élection de M. Tshisekedi fruit selon lui d’un « putsch électoral » et revendique la victoire avec 61% des voix lors de l’élection présidentielle du 30 décembre.

Il revendique aussi des liens « fraternels » avec M. Tshisekedi, avec qui il a prié dans la même église Philadelphie à Kinshasa.

Lors de son discours, M. Fayulu avait également refusé le tribalisme, et salué sa coalition comme un exemple de diversité.

La réunion publique s’était terminée sans aucun incident majeur.