La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.

Le fait du jour

Lors du meeting organisé, mardi 9 octobre, à Council Bluffs (Iowa), Donald Trump a rendu publiquement hommage, comme il le fait souvent, aux principaux animateurs de la chaîne conservatrice Fox News, dont il est un téléspectateur fidèle. La multiplication des réunions politiques du président, à moins de quatre semaines des élections de mi-mandat, a pourtant conduit la chaîne à rompre avec leur diffusion systématique en direct. Cela a été le cas dans l’Iowa, puis en Pennsylvanie, mercredi.

Les autres chaînes d’information continue ont cessé depuis longtemps d’ouvrir leur antenne à ces événements, contrairement à ce qu’elles faisaient pendant la présidentielle. Elles avaient alors contribué à installer le milliardaire au centre de la campagne.

Le site Politico, qui a enquêté sur la décision de Fox News, met en avant des motifs économiques. Les meetings du président, qui s’étirent ordinairement sur plus d’une heure, privent la chaîne d’écrans publicitaires à une heure de grande écoute, tout en rassemblant de moins en moins de téléspectateurs.

Selon Politico, un meeting tenu le 30 août à Evansville, dans l’Indiana, n’avait attiré que 2,5 millions de téléspectateurs, selon l’institut Nielsen. Moins que les 2,8 millions de téléspectateurs rassemblés ordinairement par l’animateur Tucker Carlson sur le même créneau horaire. Un an plus tôt, toujours selon Politico, ses meetings étaient vus par plus de 4 millions de téléspectateurs. Il n’est pas parvenu pour l’instant à rééditer cette performance, selon une évaluation de Nielsen.

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