Où sont passées les forces de résistance patriotique dans cette phase de situation électorale incertaine en République démocratique du Congo ou le sentiment de craintes d’une escalade postélectorale est au centre des préoccupations de tous les observateurs ?

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé mercredi 26 décembre le report des élections dans les circonscriptions de Beni et Butembo, dans le Nord-Kivu, mais aussi à Yumbi, dans le Mai-Ndombe. La Ceni justifie le report des scrutins à Beni et Butembo par « la persistance de l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui continue à sévir dangereusement » dans cette partie de la RDC. Dans l’ouest, « les incidents meurtriers survenus dans la nuit du 14 au 15 décembre dans le territoire de Yumbi » sont avancés pour expliquer le renvoi des élections au mois de mars dans cette circonscription.

Cependant la Céni maintient les trois élections (présidentielles, législatives et provinciales) ce 30 décembre dans le reste du pays, avec « publication des résultats définitifs de l’élection présidentielle » le 15 janvier 2019 et prestation de serment du nouveau président le 18 janvier.

La rédaction de congotribune.net a réussi à contacter un ténor bien réputé de la résistance qui requiert l’anonymat. Celui-ci a déclaré que les forces de Résistance patriotique ne peuvent rester passives, nous suivons attentivement l’évolution de la situation électorale en République démocratique du Congo, mais restons très vigilants et discrets.

Et d’ajouter : «Présentement, le peuple congolais a pris conscience et déterminé de prendre son destin en mains jusqu’au bout pour se libérer de l’occupation et de la servitude. Quant à nous, toutes les options sont sur la table pour voler incessamment à son secours.

«Les choses sont claires aujourd’hui, le peuple congolais est en première ligne de front et nous avons le devoir de le respecter et l’accompagner jusqu’au 30 décembre vers le changement auquel il aspire opérer, quelque soient les manœuvres et manipulations du pouvoir sortant».

Mais subitement sans d’autres de détails, notre interlocuteur s’est excusé pour raccrocher le téléphone en ces termes : «la Kabilie est démantelée, rendez-vous bientôt au Congo pour célébrer le libération. Merci ».