La Tunisie aura du mal à briser la spirale infernale de la dette puisque, d’une année à l’autre, l’État est dans l’incapacité de relancer l’investissement.

Depuis 2011, l’État a eu systématiquement recours à des emprunts, en grande partie pour assurer son fonctionnement. Une stratégie qui revient à financer la consommation et chamboule les équilibres financiers. Alors que le plan 2016-2020 visait à limiter l’endettement public à 54,7 % du PIB en 2020, son poids dépassera 71 % fin 2018, alourdi par le creusement du déficit budgétaire, qui est passé de 650 millions à 5,2 milliards de dinars (d’environ 337 millions à 1,57 milliard d’euros) de 2010 à 2018 et devrait encore avoisiner les 4,5 milliards de dinars en 2019.

L’origine de l’article >>